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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 10:46

Bénévoles. Une espèce en péril ?

 

Voici un texte plein d'humour mais profod d'un président d'association sur le thème récurrent des "yaqua" lors d'une assemble générale. Cela vaut le coup d'être lu même si ce n'est pas forcément le moment idéal.

 

 

Il faut encourager le peu de bénévoles qui font un travail remarquable. Ce sont des heures, voire des journées entières qu’ils mettent à votre disposition et cela doit être rappelé.

 

 

Un auteur, dont j’ignore le nom mais que je trouve pertinent, a dit "l’activus bénévolus" est un mammifère bipède qu’on rencontre surtout dans les associations où il peut se réunir avec ses congénères.

 

 

Les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé "convocation" » ou "invitation". On les rencontre aussi en petits groupes dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l’œil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme sur la meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler le budget.

 

 

Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le bénévole et qui lui prend beaucoup de son temps, mais cet instrument lui permet de régler les petits problèmes qui se posent au jour le jour.

 

 

L’ennemi héréditaire du bénévole est le « yaqua » (nom populaire) dont les origines n’ont pu être à ce jour déterminées. Le « Yaqua » est aussi un mammifère bipède, mais il se caractérise par un cerveau très petit, qui ne lui permet de connaître que deux sons « y’a qu’a » d’où son nom. Bien abrité dans la cité anonyme, il attend le moment où le bénévole fera une erreur ou un oubli ; c’est alors qu’il bondit pour lancer son venin. S’il l’atteint, celui-ci peut provoquer chez son adversaire une maladie très grave, le « découragement ».

 

 

Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont rapidement visibles : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif devant son poste de télévision.

 

 

Les bénévoles, décimés par le découragement, risquent de disparaître.

 

 

C’est pourquoi ils ont été placés sur la liste des bipèdes en voie de disparition. Il n’est pas impossible que, dans quelques années, on rencontre cette espèce uniquement dans les maisons spécialisées où, comme tous ces malheureux animaux enfermés dans les zoos, ils n’arriveront plus à se reproduire.

 

 

Les « Yaquas », avec leurs petits cerveaux et leurs grandes langues, viendront les voir pour tromper l’ennui. Ils se rappelleront avec nostalgie du passé pas si lointain où ils pouvaient traquer le bénévole sans contrainte.

 

 

Et pour éviter cela, il est important de se rendre, lorsqu’on le peut, dans les manifestations afin d’assurer leur pérennité. Il ne faudrait pas qu’elles soient à terme uniquement concentrées sur une seule discipline sportive.

 

 

J’ajouterai que même celles qui se déroulent dans son propre club seront un jour menacées si la fréquentation est trop faible.

 

 

Le bénévole est une fleur rare, pétales de subtils plaisirs et de joie, qui s’ouvre pour les autres. Son parfum est fait d’altruisme dans les responsabilités qu’il accepte d’assumer au service d’autrui. Son temps de loisir, il sait le fractionner pour l’offrir en bouquet à ceux qui ont besoin de lui.

 

 

Il ne demande… presque rien, qu’un peu d’estime et d’indulgence pour le travail qu’il ne maîtrise pas toujours aussi bien qu’un professionnel. Mais l’enthousiasme qu’il met à donner de tout son cœur lui apporte la plus belle des satisfactions, celle du don de soi. Il vibre aux idéaux de la vie, il vibre aux valeurs de l’humain.

 

 

Au-delà de tout honneur, il accepte modestement de servir son association, son cercle d’amis, son club, car pour lui, servir est tout simplement l’accomplissement de sa citoyenneté, qu’il vit au jour le jour. Certes, il est volontaire, mais il a besoin d’être aidé dans ses actions et encouragé quand le poids de la tâche demande à être partagé, sans que lui soient appliquées des exigences allant habituellement avec un service rémunéré.

 

 

Et comme je le dis chaque fois que l’occasion m’en est donnée :

Ceux qui font quelques choses peuvent perdre

Ceux qui ne font rien ont déjà perdu.

 

 

 

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Published by Pagliari Armand - dans bénévole
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