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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 19:03
Plus de quatre-vingts personnes étaient présentes brandissant l'affichette : J'aime ma commune.

Plus de quatre-vingts personnes étaient présentes brandissant l'affichette : J'aime ma commune.

 

J'ai invité la population à se rassembler ce matin à 10 h dans le parc de la mairie pour dire NON. Non à la baisse des dotations. NON à une fusion des codecom.

 

Voici la première partie de mon allocution concernant la baisse des dotations.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers concitoyens,

 

Je vous remercie de vous être mobilisés si nombreux ce matin. Je suis sûr que, comme moi, vous avez compris l’importance et la gravité de ce moment. Et, à l’instant où je vous parle, dans des dizaines de milliers de communes, partout en France, des dizaines de milliers de femmes et d’hommes sont réunis, comme nous. Nous serions seulement trois communes en Meuse à proposer un rassemblement : Bar le Duc, Etain et nous. Bien des personnes sont absentes ce matin mais elles ont déjà tenu à signer notre cahier de doléances ou viendront le faire.

 

De quoi s’agit-il ? L’État a décidé de réduire de 30% les dotations jusqu’à maintenant accordées aux communes et intercommunalités pour assurer leurs missions. Quelle institution, même très bien gérée, pourrait survivre à une telle amputation ? Quel budget pourrait résister à un tel choc ? Je vous laisse imaginer ce dont vous devriez vous priver au quotidien, dans votre foyer, si votre budget était réduit dans de telles proportions ! Cette année notre DGF est amputée de 39 110 € sur 226 762 €. Nous redonnons également 50 150 € au titre du fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC) qui consiste à prélever une partie des ressources de certaines intercommunalités et communes pour la reverser à des intercommunalités et communes moins favorisées. Notre budget est donc diminué d’environ 90 000 €.

 

Mais au-delà des chiffres, c’est de bien autre chose dont il s’agit ! C’est notre vie quotidienne, les avantages auxquels nous sommes habitués, c’est le lien social auquel nous sommes tous si attachés ici, dans notre commune, c’est notre « vivre ensemble » qui est remis en question…

 

Parce que, ne nous y trompons pas, si rien ne change, nous nous trouverons face à une alternative pour combler la baisse de notre budget, même si nous ne sommes pas les plus à plaindre :

 

Première option : augmenter les impôts locaux, ou les tarifs des services proposés, ce qui serait financièrement intenable.  Je le dis tout net, cette solution n’est pas possible !

 

Seconde option : renoncer aux investissements préparant l’avenir et réduire fortement les « services du quotidien » proposés aux citoyens au risque de les faire disparaitre : crèches, écoles, cantines, centres d’action sociale, logements, transports, équipements sportifs, lieux d’expression culturelle, tri et collecte des déchets, entretien des équipements et espaces publics, ouverture de mairie… Notre vie quotidienne en souffrirait immédiatement ! Je refuse aussi cette seconde solution. NOUS refusons tous ensemble cette seconde solution !

 

Alors ? Devant les deux mauvaises solutions vers lesquelles nous conduit le projet de l’Etat, je ne vois qu’un seul choix : ne pas se résigner ! Refuser la fatalité.

 

Avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalités, avec toutes les communes de France, Il faut demander à l’Etat de revoir son projet d’asphyxie… et je pèse mes mots !

Asphyxie des communes et donc leur disparition à terme avec en tout cas des services de proximité qui disparaitront. Imaginez la douce voix d’une secrétaire vous invitant par un message enregistré à vous déplacer à Commercy.

 

Les communes doivent faire des économies, nous dit l’Etat. Je dirais que nous gérons mieux que l’Etat. Nous gérons en bon père de famille. Nos dettes qui sont la plupart du temps des emprunts d’investissement sont largement absorbables par nos finances. Nous savons nous endetter et rembourser. Nous savons ne pas faire des dépenses de prestige.

 

Notre mobilisation d’aujourd’hui, ici et partout en France, est déjà un signal fort.

 

Allons plus loin ! Signez l’Appel du 19 septembre pour les communes de France sur le site internet que je vous ai indiqué dans mon récent courrier ou sur les feuillets mis à votre disposition en mairie.

 

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Published by Pagliari Armand - dans Politique CODECOM
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