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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 16:45

 

Pour assurer un bon état du réseau d’eau, nous sommes amenés à effectuer des travaux. Nous prévoyons toujours une large plage horaire au cas où un imprévu viendrait à se produire.

 C’est ainsi que nous avions annoncé une coupure d’eau lundi 21 septembre de 8h à 17h pour une intervention sur le château d’eau. En réalité, elle n’a duré que deux heures.  A midi, retour à la normale. S’il fallait écouter les quelques mécontents habituels et les égoïstes de tous bords, que la date ou horaires n’arrangent pas, nous ne ferions aucun des travaux nécessaires à votre confort jusqu’au jour où la nécessité obligerait, non pas à une coupure de quelques heures, mais de quelques jours ou à des coupures répétitives.

Nous prévenons à l’avance pour que chacun prenne ses précautions et nous faisons au plus vite.

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 12:55

 

vendredi 31 juillet

 

Nous devions mettre en place une pompe immergée à la station de pompage. Pour cela, il fallait remonter la colonne d'eau constituée de sections de 2,50 m. C'est là que l'on s'est aperçu que le boulonnage des sections était déficient les sections ne tenaient parfois que par deux boulons et les tubes de fonte commençait à percer par endroit.

 

C'était le 22 juillet. L'inquiétude, ce n'est pas la couleur de la fonte mais plutôt le boulonnage entre sections. En cas de casse, out retobait dans le forage qui aurait alors été inutilisable.
C'était le 22 juillet. L'inquiétude, ce n'est pas la couleur de la fonte mais plutôt le boulonnage entre sections. En cas de casse, out retobait dans le forage qui aurait alors été inutilisable.

C'était le 22 juillet. L'inquiétude, ce n'est pas la couleur de la fonte mais plutôt le boulonnage entre sections. En cas de casse, out retobait dans le forage qui aurait alors été inutilisable.

Décision a été prise de commander une colonne en inox de 18m en plusieurs tronçons. L'autre colonne d'eau de l'autre forage a été remplacé l'an dernier par de l'inox. C'est un matériau qui dure dans le temps. La pompe rendra l'âme bien avant les tubes.

 

La pompe immergée a été mise en place et la colonne en inox, fabriquée en quelques jours, a été descendue tronçon par tronçon en utilisant notre tractopelle pour les manœuvres. (il y a une dizaine d'années, nous avions fait le même type de travail en sortant la colonne en une seule fois par utilisation d'une grue spéciale télescopique pouvant monter à une bonne trentaine de mètres. La location nous avait coûté un bras)

Laurent aux manettes du tractopelle avec les employés d'IP France, la société qui nous aide dans la modernisation de la gestion de l'eaun
Laurent aux manettes du tractopelle avec les employés d'IP France, la société qui nous aide dans la modernisation de la gestion de l'eaun
Laurent aux manettes du tractopelle avec les employés d'IP France, la société qui nous aide dans la modernisation de la gestion de l'eaun

Laurent aux manettes du tractopelle avec les employés d'IP France, la société qui nous aide dans la modernisation de la gestion de l'eaun

Les travaux juste terminés, cassure de la canalisation d'amenée d'eau potable de la station de pompage au château d'eau, en haut de la rue des Marais. La journée n'était pas finie.

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2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 10:29

 

Épisode 1 : Rupture de la canalisation d'alimentation d'eau potable entre la station de pompage et le château d'eau vendredi entre 16h30 et 17h à l'intersection de l'avenue De Gaulle et de la Rue des Marais, juste après la fin des travaux de mise en place d'une nouvelle pompe et de la colonne en inox à la station de pompage. Laurent, le responsable "eau" était donc à pied d’œuvre. Pas de réparation possible le jour même. Arrêt des pompes à la station de pompage : pas la moindre goutte d'eau en arrivée au château d'eau. On constatera le lendemain que la fuite sur la canalisation était de la taille d'une balle de tennis.

 

Il reste 160 m3 dans les réservoirs du château d'eau, mais ce sera insuffisant pour attendre la réparation. A minuit, le château d'eau est vide.

Mon pied pour comparer avec le trou sur la canalisation

Mon pied pour comparer avec le trou sur la canalisation

Épisode 2 : de 17h à 20h.

Laurent contacte l'entreprise Muller qui ne pourra démarrer les travaux que le lendemain matin. Il lance une recherche pour trouver un prestataire qui pourra remplir le château d'eau par camion-citerne.

 

Parallèlement, je contacte la sous-préfecture qui m'oriente sur la protection civile qui devrait me donner des adresses pour obtenir un camion-citerne de qualité alimentaire et me fournit le formulaire de procédure. Finalement nous trouverons par nous-même le transporteur à Verdun. Échange avec l'entreprise pour organiser le lendemain le pompage de l'eau au second réservoir du Révoi pour transvasement au réservoir principal.

 

L'information du sinistre est donnée sur nos panneaux électroniques et le site de la commune. Je demande aux membres du conseil municipal de la répercuter sur les réseaux sociaux avec la demande expresse d'économiser l'eau pour une utilisation de priorité : boire et cuisiner. (résultat inverse de quelques-uns : "vite, prenons une douche tant qu'il y a de l'eau")

 

Je préviens les pompiers au cas où ils auraient à intervenir que nous risquons de manquer d'eau.

Je préviens la gendarmerie pour que le chauffeur du camion ne soit pas ennuyé. Normalement circulation non autorisée : le lendemain, c'est le 1er août et départs en vacances. Les gendarmes se montreront inquiets pour l'alimentation en eau de nos concitoyens. Je les aurai au téléphone plusieurs fois.

 

Épisode 3 : Pendant que Laurent aide à la mise en place du chantier de réparation de la canalisation, je suis dès 6 h avec le chauffeur du camion-citerne qui remplit celui-ci à une borne incendie de gros débit dépendant du château d'eau secondaire qui alimente la zone d'activités. Premier remplissage de 33 000 L et transvasement au château d'eau. Une seconde rotation suivra. Au cas où la réparation de la canalisation nous réserverait une mauvaise surprise, je pars solliciter la commune de Troussey pour une 3ème rotation qui ne sera pas nécessaire. (Excellente solidarité du maire Alain Guillaume.)

Pompage à la borne incendie, puis vidage dans les réservoirs du château d'eau.
Pompage à la borne incendie, puis vidage dans les réservoirs du château d'eau.

Pompage à la borne incendie, puis vidage dans les réservoirs du château d'eau.

La réparation de la canalisation se déroule sans encombre. Avant même la fin des travaux, Laurent remet très progressivement en eau le réseau d'eau. L'adjointe à l'eau, Sylvine, était sur place.

 

La canalisation est à 2 m de profondeur. Le tuyau sera coupé et un manchon (en bleuu) mis en place.
La canalisation est à 2 m de profondeur. Le tuyau sera coupé et un manchon (en bleuu) mis en place.

La canalisation est à 2 m de profondeur. Le tuyau sera coupé et un manchon (en bleuu) mis en place.

A 11h, tout est fonctionnel. Canalisation réparée. Les pompes de la station de pompage alimentent le château d'eau à raison de 30 m3 heure. Les purges des canalisations sont en cours. La protection civile et la gendarmerie sont prévenus de la fin de cette situation particulière.

 

Mais Les 66 000 L d'eau apportés par camion seront vite utilisés. La moitié servira à rempli les canalisation du réseau d'eau ( 19 km ), le reste pour les utilisations habituelles comme si de rien n'était.

 

Épisode 4 : Nous pensions tout en ordre. Mais non. En milieu d'après-midi, les maisons au voisinage du château d'eau n'était pas encore alimentées. L'agriculteur sur le Mont s'inquiétait pour son bétail privé d'eau. Laurent à nouveau appelé. Les réservoirs étaient remplis à moitié seulement (il faut 10h pour remplir les 320 m3 des 2 réservoirs). La proximité du château d'eau ne donne pas assez de pression. Purge de la canalisation, ouverture de robinets pour chasser l'air des canalisations. Et l'eau a fini par arriver partout. En prime, Laurent et moi avons eu droit à une visite privée de la ferme.

 

Nous avons doublé par précaution la teneur en chlore dans l'eau. Cela est momentané mais nécessaire.

 

Conclusions :

- C'était la première fois que nous avons dû faire appel à un camion-citerne. Cela devrait nous coûter aux alentours de 900 €.

- Les contacts et n° de téléphone sont notés en espérant que ce ne sera plus nécessaire. La procédure est maintenant connue. On peut noter la réactivité de la sous-préfecture et de la préfecture (l'astreint a bien fonctionné) et du suivi de la situation par la gendarmerie, tout au long de l'évènement.

- Il nous faudra remédier à la communication qui a pu s'avérer insuffisante (projet en cours).

- Il faut réfléchir aux conséquences de la vétusté d'une partie du réseau d'eau et envisager des travaux qui obligeront certainement à revoir notre tarif de l'eau.

- Peu de coups de téléphone sur mon portable ou à la maison. Davantage en mairie. Nos concitoyens ont été compréhensifs sauf un,mais on a l'habitude.

- Néanmoins un bémol. L'appel à modérer sa consommation d'eau sur l'essentiel n'a pas toujours été suivi. Heureusement que l'évènement a été court.

- Beaucoup de nos concitoyens n'en sont peut-être pas conscients, mais gérer l'eau par nous-mêmes est un gros atout et nous permet d'être très réactifs. La gestion déléguée à de grands groupes n'est pas un gage de service de proximité et je ne suis pas certain qu'une intervention ait pu avoir lieu ce WE.

- Je note avec grande satisfaction la disponibilité et l'investissement de notre chef des services techniques. Son recrutement est une réussite.

- Finalement, tout s'est bien passé. Lorsqu'on est dans l'action, on est moins inquiet que vu de l'extérieur.

 

 

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 15:47

 

Rupture brutale de la grosse canalisation qui alimente le château d'eau vers 16h 30 à l'intersection de l'avenue De Gaulle et de la Rue des Marais. Un flot bouillonnant a soulevé le macadam du trottoir.

 

Soyez économes en eau. Il reste 1,40 m d'eau au château d'eau. Ce qui est un peu juste mais suffisant si on se concentre sur l'essentiel, à savoir l'eau à boire.

 

Notre réparateur est prévenu. Mais il ne pourra pas intervenir avant demain matin. Nos agents communaux sont évidemment présents : dans l'immédiat arrêt de la pompe qui envoie l'eau de la station de pompage au château d'eau.

 

Et comme d'habitude, cela arrive le vendredi soir en fin d'après-midi.

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2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 09:39

 

Sur 4 mois, il y a eu 7 500 m3 d'eau consommée en moins, soit une moyenne de 60 m3 par jour. La consommation journalière du village en eau potable s'établit aux alentours de 400 m3 jour.

 

La consommation monte vite en flèche lorsqu'il y a une cassure de canalisation sur le réseau. Elle diminue d'autant lorsque les fuites sont localisées  et réparées. Le système de contrôle de la consommation à distance fonctionne bien. Les relevés journaliers permettent de voir très rapidement s'il y a surconsommation et d'agir en conséquence. Les compteurs sectoriels mis en place nous permettent de voir (sur ordinateur) sur quel secteur du village, il y a surconsommation.

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18 juillet 2019 4 18 /07 /juillet /2019 15:49

Par arrêté préfectoral n° 2019-7147 en date du 18 juillet 2019, les usages de l'eau sont réglementés en vue de la préservation de la ressource. Les bassins versants de la Meuse dont Pagny sur Meuse sont placés en état d'alerte.

 

Restriction des usages de l'eau : alerte sécheresse
Restriction des usages de l'eau : alerte sécheresse
Restriction des usages de l'eau : alerte sécheresse

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 09:48

 

L’eau destinée à la consommation humaine est régulièrement contrôlée par un laboratoire désigné par l’Agence Régionale de Santé (ARS). Tous les mois pour les paramètres les plus courants. Le 10 mai, l’eau prélevée au château d’eau a fait l’objet d’analyses approfondies : plus de 220 paramètres ont été mesurés. Avec une conclusion lapidaire : « Eau d’alimentation conforme aux exigences de qualité en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés. »

 

Sont scrutés : paramètres microbiologiques, minéralisation, matières organiques, paramètres azotes et phosphores, micropolluants organiques et minéraux, fer et manganèse, composés organohalogènes volatils et semi-volatils, sous-produits de désinfection, de très nombreux pesticides, radioactivité, hydrocarbures.

 

Les 154 pesticides analysés, aux noms indigestes, dont atrazine et glyphosate, sont tous présents dans l’eau mais tous en dessous du seuil réglementaire, la plupart à moins de 10 fois la limite autorisée.

 

Même s’ils sont largement en dessous des limites admises, il n’en demeure pas moins qu’ils sont là et qu’ils ne sont pas des produits naturels. On peut s’interroger sur leur origine.

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 09:03

Deux signalements sur le goût de l'eau qui aurait changer suite aux travaux récents sur le réseau. Léger goût de vase ou goût métallique.

 

Le réseau avait été purgé suite à ces travaux qui ont surement provoqué des mouvements d'eau dans les canalisations parfois bien anciennes. Le réseau est purgé tous les trois mois, voire même moins sur certains secteurs.

 

L'eau est testé pratiquement chaque jour pour la teneur en chlore par sécurité sanitaire. C'est la plupart du temps la remarque qui nous est faite sur le goût de l'eau. Nous vérifions que les 0,30 mg/L conseillés par l'Agence Régionale de Santé (ARS) soit respectés. L'autre raison de cette teneur en chlore est liée à Vigipirate pour la protection de l'eau.

 

L'eau est également analysée mensuellement par l'ARS pour détecter tout risque sanitaire. Rien à signaler depuis de nombreuses années.

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 23:32

 

Pour mieux comprendre la raison de l'enquête publique et couper court à des interprétations fantaisistes. A condition de lire en relation avec l'article précédent.

 

Conformément à la réglementation, un hydrogéologue agréé, Monsieur Michel ALLEMMOZ, a été désigné par l'Agence Régionale de Santé afin de définir les limites des périmètres de protection et les servitudes associées nécessaires à la protection de la ressource.

 

Dans ces périmètres, les dispositions de la réglementation générale devront être strictement respectées. Les prescriptions spécifiques créant des servitudes, interdictions et réglementations sont énoncées ci-après.

 

Peuvent être interdites ou réglementées, et doivent être déclarées aux services compétents, toutes activités susceptibles de porter atteinte directement ou indirectement à la qualité de l'eau.

 

1.   Périmètres de protection immédiate (P.P.I.)

 

Le périmètre de protection immédiate (P.P.I.) a pour fonction d'empêcher la détérioration des ouvrages de prélèvement et d'éviter que des déversements de substances polluantes ne se produisent à proximité du captage.

 

Le P.P.I. existant autour du doublet de forages est maintenu tel qu'il figure au cadastre communal et tel qu'il est actuellement clôturé. Son emprise est d'environ 15 x 30 mètres et il est situé dans la parcelle n°108b de la section ZK, de la commune de Pagny-sur-Meuse qui en est propriétaire. Le regard de protection semi-enterré des deux forages est situé au centre de ce périmètre.

 

Aucune activité en dehors de l'exploitation des ouvrages de prélèvements et de l'entretien de la zone n'y est autorisée.

 

L'emprise du P.P.I. doit être régulièrement entretenue par débroussaillage saisonnier, les déchets de coupe étant évacués du site. Aucun produit chimique ou organique ne sera utilisé.

 

2.   Périmètre de protection rapprochée (P.P.R.)

 

Ce périmètre a pour but de protéger le captage vis-à-vis de la migration souterraine de substances polluantes.

 

Un certain nombre d'activités sont réglementées ou interdites en raison de la vulnérabilité de l'aquifère. Les servitudes relatives à ce périmètre de protection sont détaillées ci-après et permettent de limiter les vulnérabilités identifiées précédemment.

 

Par rapport à la proposition de l'étude préalable, l'hydrogéologue agréé a réduit l'extension du périmètre de protection rapprochée en aval hydraulique des forages. En effet, le rayon d'appel aval, compte tenu des caractéristiques hydrodynamiques estimées de l'aquifère capté et du débit d'exploitation des forages ne s'étend pas au-delà d'une dizaine de mètres des forages. Vers l'amont hydraulique, en raison de l'incertitude sur la direction d'écoulement de la nappe et de possibles variations saisonnières de cette direction, l'extension du périmètre de protection telle qu'elle est proposée dans l'étude préalable a été maintenue.

 

Le P.P.R. s'étend donc jusqu'à l'installation ESKA-Derichebourg, à plus de 1500 m en amont des forages. La limite Est du périmètre est constituée par le canal de la Marne au Rhin. La limite Nord est formée par la voie de chemin de fer de la ligne Paris-Nancy. La route départementale 41 constitue la limite Nord-Ouest.

 

Ce périmètre inclut en partie le projet de site Natura 2000 « Morte Fontaine », le projet de lotissement communal et une partie des anciens lotissements.

 

Le P.P.R. est constitué des parcelles cadastrées suivantes, sur le ban communal de Pagny-sur-Meuse :

  • Section ZK, lieu-dit « Morte Fontaine » : parcelles n°108, 134 et 135, y compris le chemin des Marais ;
  • Section AC, lieu-dit « la Trace » : parcelles n°168, 180, 181, 291 à 293, 312 à 314, 319 et 345 à 410, y compris la rue de la Trace et le chemin rural dit « de la Trace » ;
  • Section AD, lieu-dits « Petite Livière », « les Corvées » et « l'Angonne » : la totalité des parcelles de ces lieux-dits ; lieux-dits « au Perlot » : parcelles n°1 à 4, 7, 8, 10, 146, 147 et 200 à 204 ; y compris les rues et chemins ;
  • Section AH, lieu-dits « les Cités » et « la Cimenterie »: la totalité des parcelles de la section, y compris les rues et chemins.

 

Prescriptions

 

Le remblaiement de fouilles, tranchées, excavations ou les exhaussements de sol sont réalisés à l'aide des matériaux extraits ou de matériaux naturels provenant de carrières.

 

Les travaux de voirie (voies de communication, aires de stationnement) sont autorisés sous réserve d'utiliser des matériaux inertes pour la couche de forme.

 

Le pacage du bétail doit permettre, en toute saison, de maintenir un couvert végétal dense des prairies de pâture.

 

Les stockages et dépôts de toute nature sont interdits à l'exception :

  • des dépôts de bois à usage domestique ;
  • des dépôts de grumes à plus de 250 m du captage ;
  • des stockages existants, ou nécessaires dans le cadre de mise aux normes, de produits chimiques, déchets solides, de liquides polluants (hydrocarbures, liquides inflammables), de produits destinés aux cultures (engrais, pesticides, purin, lisiers...) et silos produisant des jus de fermentation qui doivent être réalisés sur cuvette de rétention et abrités des précipitations pour les produits liquides, sur aire étanche avec récupération des eaux de pluies pour les produits solides.

Les rejets d'effluents liquides de toute nature sont interdits à l'exception des eaux usées domestiques issues d'assainissement non collectif sous réserve du contrôle de la qualité de ces rejets et de sa compatibilité avec les normes en vigueur. Les dispositifs d'assainissement non collectif existants doivent être diagnostiqués par le SPANC et mis aux normes si nécessaire.

 

L'infiltration des eaux pluviales est interdite. Les lagunages, les bassins de décantation d'effluents industriels ou urbains existants doivent être étanches et dépourvus d'exutoires. Leur vidange vers le milieu naturel ne peut se faire qu'après vérification de la qualité des eaux à vidanger.

 

Les constructions nouvelles produisant des eaux usées sont interdites dans l'emprise du site NATURA 2000, secteur Morte Fontaine. Dans le reste du périmètre, les nouvelles constructions doivent être raccordées au réseau d'assainissement collectif ou à un dispositif de traitement autonome de type « filtre à sable vertical étanche drainé » excluant toute infiltration vers la nappe.

 

Les coupes et travaux forestiers sont autorisés sous réserve de leur réalisation dans le cadre d'un document de gestion validé par les services compétents.

 

Sont par ailleurs interdites dans ce périmètre les activités suivantes :

  • La création de nouveaux points de prélèvement d'eau (forages et captages d'eau) ou de sondages de reconnaissance, à l'exception de celle au bénéfice de la collectivité bénéficiaire de l'autorisation et après autorisation préfectorale ou de celle nécessaire au suivi des installations classées pour la protection de l'environnement existantes ;
  • La création de sondages ou forages dans le but de réaliser de la géothermie horizontale ou verticale que ce soit avec prélèvement en nappe, ou pour la mise en place de sondes ;
  • L'ouverture ou l'exploitation de carrières à ciel ouvert ou souterraine ;
  • L'ouverture d'excavations, de fouilles, de tranchées de plus de 1,50 mètre de profondeur à l'exception de celle nécessaire à l'implantation de canalisations d'eau potable et d'assainissement collectif et de réseaux secs d'intérêt général et de celle nécessaire à la réalisation des constructions expressément autorisées ;
  • L'implantation d'éolienne ;
  • L'implantation de nouvelles activités artisanales, agricoles et industrielles à moins de 500 mètres en amont des forages ;
  • La création de cimetières ;
  • La réalisation de mares et d'étangs ;
  • L'installation d'ouvrages de transport d'hydrocarbures liquides ou gazeux, de produits inflammables et de produits chimiques ;
  • Le traitement du bois stocké ;
  • L’utilisation de produits phytosanitaires pour l'entretien de la voie ferrée SNCF, des aires de stationnement, accotements de voies routières, talus et fossés ;
  • Les aires de remplissage des produits phytosanitaires ;
  • Le retournement des prairies permanentes ;
  • Les activités de maraîchage, serres et pépinières à l'exception de ceux à usage domestique ;
  • Le drainage agricole ;
  • Les épandages d'effluents organiques de toute nature, à l'exception de l'épandage de fumier à plus de 200 m en amont du captage sous réserve d'être réalisé en application du code des bonnes pratiques agricole ;
  • Les abreuvoirs, installations mobiles de traite, aires de nourrissage, abris pour le bétail à moins de 100 m du captage ;
  • La suppression des talus, des haies, des bandes enherbées et des surfaces boisées ;
  • Le défrichement ;
  • Toute activité de sports mécaniques.

 

3.   Périmètre de protection éloignée (P.P.E.)

 

Ce périmètre a pour but de prolonger le périmètre de protection rapprochée du captage au vu de l'étendue de l'aire d'alimentation des forages. Il correspond à une surface d'environ 120 ha s'étendant sur la commune de Pagny-sur-Meuse.

 

Comme pour le périmètre de protection rapprochée, l'hydrogéologue agréé a légèrement réduit l'extension du P.P.E. par rapport à celle proposée dans l'étude préalable, en particulier en aval hydraulique des forages, compte tenu du rayon d'appel aval des forages estimé à une dizaine de mètres. Le P.P.E. couvre, au nord du doublet de forages, le talus et une partie du relief « sur le Mont » et, au Nord-Est, le fond du vallon en continuité du P.P.R. jusqu'au ruisseau des Hautes Bruyères.

 

Ce périmètre constitue une zone de vigilance accrue sur les activités existantes et futures afin de renforcer la protection des eaux captées contre les pollutions.

 

A ce titre, tout propriétaire ou gestionnaire d'un terrain, d'une installation, d'une activité, d'un ouvrage ou d'une occupation du sol réglementé qui voudrait y apporter une modification, devra faire connaître son intention à l'Agence Régionale de Santé de Lorraine en précisant :

  • Les caractéristiques de son projet et notamment celles qui risquent de porter atteinte directement ou indirectement à la qualité de l'eau ;
  • Les dispositions prévues pour parer aux risques précités.

 

Il aura à fournir tous les renseignements susceptibles de lui être demandés. L'enquête hydrogéologique éventuellement prescrite par l'Agence Régionale de Santé sera réalisée par un hydrogéologue agréé en matière d'hygiène publique au frais du pétitionnaire.

 

En plus de la réglementation générale, la réglementation spécifique suivante s'applique dans le périmètre de protection éloignée :

  • Les stockages de produits chimiques, déchets solides, de liquides polluants (hydrocarbures, liquides inflammables) de produits destinés aux cultures (engrais, pesticides, purin, lisiers...) et silos produisant des jus de fermentation sont réalisés sur cuvette de rétention et abrités des précipitations pour les produits liquides, sur aire étanche avec récupération des eaux de pluies pour les produits solides ;
  • Les bassins d'infiltration d'eau pluviale collectant des eaux issues de voies de circulation accessibles aux véhicules à moteur doivent être équipés de dispositifs de rétention des hydrocarbures. Ces dispositifs doivent faire l'objet d'un entretien au moins annuel. L'épandage d'amendements et d'engrais est réalisé en application du code des bonnes pratiques agricole ;
  • Dans le cadre des activités forestières, l'utilisation de pesticides est réservée aux cas d'attaque parasitaire généralisée du massif forestier.

 

 

Extrait de la notice explicative établie par l’ARS pour l’étape de la procédure « enquête publique ». Protection du captage d’alimentation en eau de consommation humaine.

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6 mai 2019 1 06 /05 /mai /2019 17:12

 

Beaucoup de personnes reçoivent actuellement un courrier recommandé avec accusé de réception concernant la procédure de protection réglementaire visant à protéger la ressource en eau potable provenant de la station de pompage des Marais. Les principaux risques de contamination des eaux souterraines sont liés à l'urbanisation du secteur des forages.

 

Il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

 

Il s'agit simplement de prévenir les personnes concernées des deux enquêtes conjointes (publique et parcellaire) qui se dérouleront entre le 3 juin et le 19 juin. Et qu'elles ont la possibilité de consulter le dossier en mairie ou de s'exprimer sur le sujet en rencontrant le commissaire enquêteur.

Des mesures de protection des eaux captées doivent être réglementairement établies en définissant les périmètres (immédiat, rapproché, éloigné) de protection et les servitudes associées nécessaires à la protection de la ressource.

 

Qui est concerné ?

Toutes les personnes propriétaires de biens dans le périmètre de protection rapproché. Sur le plan ci-dessous à l"intérieur de la ligne orange, autrement dit toutes les propriétaires de puis la rue de Marais jusqu'au quartier Léon Chausson.

Enquête publique : protection de la ressource en eau potable

C'est une obligation de prévenir par lettre avec accusé de réception : c'est la première inquiétude parce qu'il n'est pas habituel de recevoir ce type de courrier.

 

Deuxième inquiétude : il est fait mention dans le courrier du code de l'expropriation. Rien n'a craindre non plus. Il n'est absolument pas question d'exproprier qui que ce soit ou de creuser des tranchées pour faire passer des conduites d'eau chez vous.

 

Une troisième inquiétude peut-être : l'arrêté pris par le Préfet dont la forme est plutôt indigeste.

 

Les enquêtes doivent déboucher sur une déclaration d'utilité publique qui débouche sur des servitudes de protection de la santé publique, entre autre éviter toute pollution des nappes phréatiques (par exemple, vous sensibiliser à la pratique d'un jardinage sans pesticides).

 

 

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